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édition du 22/10/08


Bernard Buffet à l'honneur à Paris
et dans le Midi

Directeur du Musée d'art moderne de la Ville de Paris, Fabrice Hergott a tiré de l'oubli des réserves six toiles de Bernard Buffet. Elles sont exposées dans une salle à l'occasion d'un nouvel accrochage des collections. D'autre part, le Musée de la Vieille Charité, à Marseille, va organiser, l'année prochaine (du 12 mars au 14 juin), une rétrospective du peintre qui s'est suicidé, en octobre 1999, dans sa propriété de Tourtour. Dix ans après sa mort, la municipalité de ce village du Var a décidé de baptiser «Annabel et Bernard Buffet» un jardin public. Deux sculptures de l'artiste qu'Annabelle, disparue en août 2005, avait offertes à la commune viennent d'être installées à l'entrée de la mairie.

source : http://www.lefigaro.fr

Bernard Buffet

Monographie
auteur :
John Sillevis

224 pages et 250 illustrations - format 22 x 28 cm - relié avec jaquette
isbn : 978-2-911434-97-6 - prix 55 €


Disponible en librairie, sur le net ou chez l'éditeur : Editions Palantines.
" Cet ouvrage est la première vraie monographie depuis de nombreuses années sur l'oeuvre peint de Bernard Buffet. Elle prend en compte tant l'oeuvre dans sa dimension temporelle des débuts de 1946 jusqu'au dernier tableau de 1999, que dans le foisonnement de l'inspiration, peintures isolées ou grandes séries. Il s'agit en quelque sorte du pré-catalogue du futur Musée Bernard Buffet en gestation. L'auteur, l'historien d'art John Sillevis, a été le commissaire de l'exposition remarquée en 2006 à La Haye. Ce livre est l'indispensable ouvrage qui fait le point sur un artiste dont l'oeuvre est fort justement remis en perspective aujourd'hui, notamment au Musée d'art moderne de Francfort cette année. "

Bernard Buffet   Le samouraï

Biographie
auteur :
Jean-Claude Lamy

368 pages et 24 photos - format 24 x 15.5 cm
isbn : 978-2-226-18080-3 - prix 22 €

Editeur : Albin Michel
Disponible en librairie et sur le net

Ecouter l'interview de Jean-Claude Lamy
(Le Fou du roi - Stéphane Bern - France inter - 25 février 2008)
" Le 4 octobre 1999, Bernard Buffet se suicide dans sa propriété du Midi. Son nom est imprimé sur toute la surface du sac en plastique noir qui recouvre son visage. Ultime signature, dernière touche à sa prochaine exposition sur la mort. Une mort de samouraï pour ce peintre encore aujourd’hui très controversé.
Lauréat à vingt ans du premier prix de la Critique, internationalement reconnu dix ans plus tard, Bernard Buffet est une des grandes figures artistiques du XXème siècle. Mais son succès et sa popularité n’étaient pas pour plaire aux partisans sectaires de l’art abstrait. Admirateur de Courbet, Delacroix, Van Gogh ou du baron Gros, il attaquait violemment les tenants de cette école. Soutenu par Giono, Aragon, Cocteau, Simenon ou Druon, détesté par Malraux, il n’a jamais cessé d’alimenter la polémique, de susciter les passions.
Jean-Claude Lamy dévoile dans cette grande biographie le mystère et la vie de cet artiste tourmenté aux amours sulfureuses. Buffet a incarné l’esprit rebelle des années 1950-1960 dont ce livre restitue toute l’effervescence et le climat autour de personnages mythiques, comme Sagan, Vadim, Bardot… "

BERNARD BUFFET
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Monographie par Yann le PICHON
Éditée par MAURICE GARNIER
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Troisième volume de 1982 à 1999
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608 pages, 367 reproductions de peintures à l'huile, aquarelles et dessins à l'encre
de chine, dont 348 reproductions en couleur et 19 reproductions en noir et blanc
Format et présentation en emboîtage identique aux deux premiers volumes
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Isbn 2-900973-28-7 - Prix 120 euros
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Ouvrage disponible à la : Galerie Maurice Garnier, 6 avenue Matignon
75008 Paris - tel : 01 42 25 61 65 - mail : mauricegarnier@wanadoo.fr

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La galerie est ouverte du mardi au samedi de 10h à 13 h et de 14h30 à 18h
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Le 10 juillet 2008, à l'occasion du 80ème anniversaire de la naissance de Bernard Buffet, Jacques Pradel a reçu Jean-Claude Lamy, auteur de la biographie "Bernard Buffet le Samouraï ", sur Europe 1
   
 
 
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Buffet, Balthus, Warhol
Etoiles mystérieuses

Peintres et people, ils ont chacun dans son style incarné la modernité de l’après-guerre.

Plusieurs monographies revisitent leur gloire et éclairent leur part d’ombre.
Andy Warhol (1928-1987), Balthus (1908-2001), Bernard Buffet (1928-1999) : trois icônes planétaires de la peinture du XXe siècle. Trois « stars » aux styles reconnaissables entre mille, dont la gloire fut immédiate et la fortune critique extrêmement diverse. Toujours plus vive pour Warhol, elle est constante, quoique disputée, dans le cas de Balhus. Quant à Buffet, il connut une gloire aussi soudaine qu’intense avant de vivre une mise à l’index qui persiste aujourd’hui.

Comme le rappelle Jean-Claude Lamy dans une biographie amenée à devenir référence, Bernard Buffet. Le samouraï, il fut, dans la France des années 50, le porte-drapeau de la peinture réaliste. A 26 ans, ce golden boy du pinceau était placé en tête du classement établi par Connaissance des arts des « dix meilleurs peintres » révélés depuis la Libération… Lamy conte pas à pas les étapes de cette carrière, lancée par son amant Pierre Bergé puis accompagné par sa muse, Annabel. Le trait épais, les couleurs froides et l’expression misérabiliste de Buffet allaient faire le tour du monde et même la Une de Time, avec un portrait du général de Gaulle. Alors que son style tournait au gimmick, le peintre s’affichait dans sa Rolls avec chauffeur et donnait des interviews fracassantes, où il dénonçait l’art abstrait, « une impasse » selon lui, « un retour à l’enfance, un jeu entre seuls initiés incapables de supporter le poids d’une vraie discipline ». Giono et Cocteau lui offrirent leur amitié ; Malraux qui le détestait, veilla à ce que son œuvre soit tenue à l’écart des collections publiques. Lamy va peut-être un peu loin lorsqu’il fait du peintre une incarnation de l’esprit rebelle qui souffla sur les sixties. Il était plutôt une icône populaire. Buffet paya d’ailleurs cher son succès : en l’espace de quelques années, « l’homme au bras d’or » comme le qualifiait le magazine Der Spiegle, devint « l’artiste le plus honni du XXe siècle, un paria que les critiques, les commissaires et les éditeurs d’aujourd’hui continuent encore à fuir comme la peste ». Dans cette biographie, touffue mais touchante, Jean-Claude Lamy ne se risque jamais sur le terrain, sans doute trop glissant, de l’étude esthétique, et laisse Pierre Rosenberg, l’ancien patron du Louvre, conclure : « Dans l’histoire de la peinture du XXe siècle, il est impossible de ne pas citer Buffet, quel que soit l’avis porté sur son œuvre. Elle mérite d’être réévaluée. »

Quoi de commun entre le style anguleux de Buffet et les jeunes adolescentes qui peuplent l’univers diaphane de Balthus ? Rien. Ce dernier détestait Buffet. Selon lui, il n’avait, comme du reste Dali, jamais réalisé que « des toiles recopiables à l’envi et qui ne font pas avancer d’un seul pouce la connaissance ». Or, selon Balthus, « peindre c’est d’abord vouloir connaître, et tout entreprendre pour révéler ». Révéler, mais quoi ? Dès sa première exposition, en 1934, Antonin Artaud a parlé, dans la NRF, de « réalisme onirique », de « merveilleux », de « magie » à propos de Balthus. Rapidement reconnu comme un maître, le peintre ne cessa de s’entourer de mystère, ne livrant sa biographie qu’au compte-gouttes. « Le roi des chats » comme il s’était surnommé dans ‘un de ses premiers autoportraits, finit même par se peindre de dos pour être sûr de ne rien dévoiler. L’œuvre, le travail loin du monde et rien d’autre. Rideau.

Profondeur et jet-set
Balthus l’aristocrate esthète aurait peut-être trouvé assourdissant le tintamarre fait autour du centenaire de sa naissance. Nul doute qu’il aurait dénoncé comme superficiels ces Portraits privés, aujourd’hui publiés par sa famille, où se mêlent sans aucun sens des valeurs des textes de Richard Gere et René Char, de Bono et d’Albert Camus, de voisins de son grand chalet chic de la Rossinière, dans le Pays-d’Enhaut, en Suisse, ou de grands esprits. Pourtant, cette juxtaposition de profondeur et de frivolité révèle sans doute une facette de la personnalité de Balthus. Parue en 2003, la biographie de référence de Nicholas Fox Weber avait décrit la part de mystification de ce personnage vraiment hors du commun, à la fois secret et jet-set. A contre-courant du monde contemporain et de l’art moderne, Balthus avait su néanmoins jouer habilement avec son époque. Affabulateurde génie, il se présentait comme le comte Balthus Klossowski de Rola, « descendant de lord Byron, cousin des Romanov et des Poniatowski », alors qu’il était né à Paris d’émigrés polonais. Il passa ainsi son temps à brouiller les cartes pour « qu’il ne soit pas dit qu’il consacra sa vie et son œuvre au parachèvement de ses passions érotiques et à l’exercice de la toute puissance ». Il est vrai que l’exégèse de son œuvre n’en est qu’à ses balbutiements.

A contrario, on croit tout savoir sur Andy Warhol, gourou new-yorkais du pop art et roi du portrait sérigraphié. Il va pourtant nous falloir du temps pour estimer à sa juste valeur son travail reproduit et commenté à satiété, mais généralement sans distance critique. Cécile Guilbert, avec Warhol Spirit, n’évite ni les clichés ni l’idolâtrie, mais fait preuve, dans son hommage, d’une réjouissante inventivité, toute warholienne. Son essai mêle non sans malice la réflexion à des photos et extraits d’entretiens du maître. Différents profils apparaissent au fil des pages : Warhol futurologue, Warhol révélateur de la vacuité de l’époque, Warhol virtuose du « vide » et du « rien », sans que l’on comprenne comment ni pourquoi ce brillant affichiste, qui se considérait comme un peintre médiocre, est devenu un tel symbole de l’art contemporain. Buffet y aurait vu le triomphe définitif de New York sur Paris. Balthus, celui d’un art mineur. Et Warhol, qui était clairvoyant, celui de la publicité et du marché.

Bertrand Dermoncourt - L'Express du 17 avril 2008

Buffet ou la psychanalyse en signature

texte de Brigitte Camus

Brigitte Camus est artiste graveur et présentée dans différentes galeries. Parallèlement, par son écriture et ses contributions professionnelles dans le champ artistique, elle contribue à établir des passerelles entre les diverses  pratiques artistiques. Journaliste, elle a publié dans plusieurs supports : quotidiens, magazines, catalogues d’artistes, sites spécialisés dans les arts. Elle collabore au « BILL’ART », le guide des galeries Au sein du quotidien « Le Monde », Brigitte Camus a écrit pour différentes rubriques.

Brigitte Camus dédicacera son livre à la ST'ART de Strasbourg le 24/11 et à la librairie Privat de Dijon le 29/12 à partir de 15 heures.

69 pages - format 14 x 19 cm, impression quadrichromie, dos carré cousu collé
isbn : 978-2-35255-048-8 - prix 12 € - En vente chez l'éditeur, sur internet et en librairie.
La face cachée de Bernard Buffet sort de l’ombre, à la lumière de l’analyse de son œuvre. En mettant en scène sa mort, Bernard Buffet, peintre figuratif emblématique de l’après-guerre, n’a pas mis fin à la polémique institutionnelle et artistique. L’œuvre de Bernard Buffet piégée dans l’arrêt sur image  du misérabilisme de Grüber, symbole de l’enfermement dans un style, n’a pas été analysée dans son ensemble. La violence de l’isolement de cet artiste confronté à la mort précoce de sa mère, le condamne à créer ex nihilo. En décryptant les tableaux de Bernard Buffet, le psychanalyste Yves Bitrin ne propose pas d’interprétations mais un éclairage sur Bernard Buffet précurseur, dont le génie fut d’inventer un art au service de la vie exaltée par la mort en miroir.

Bernard Buffet et la Provence


Auteur : Henry Périer

144 pages et plus de 120 illustrations - format 22 x 28 cm, relié avec jaquette
isbn : 978-2-911434-75-4 - prix 42 €


En vente chez l'éditeur : Editions Palantines, mail : infos@editionspalantines.com
Disponible également en librairie et sur le net.
" Si l'enfance de Bernard Buffet fut placée sous le signe de la Bretagne, c'est bien la Provence qui a marqué sa vie d'homme. De la rencontre à Saint-Tropez en 1958 avec Annabel, la compagne de toute sa vie, aux demeures et ateliers du Château de l'Arc ou de la Baume, cet ouvrage nous propose l'itinéraire d'un artiste ancré dans cette région.
Les paysages de l'arrière pays, les habits de lumière de la série des Toréros, les fastes et la frénésie de Saint-Tropez ou de Cannes ... Toutes les couleurs de la Provence illuminent les tableaux de Buffet, choisis et commentés par Henry Périer. En point d'orgue, les décors de l'Opéra de Marseille pour l'éclatante Carmen.
"

Bernard Buffet et la Bretagne


Auteur : Lydia Harambourg

128 pages et plus de 150 illustrations - format 22 x 28 cm, relié avec jaquette
isbn 2-911434-53-6 - prix 42 €


En vente chez l'éditeur : Editions Palantines, mail : infos@editionspalantines.com
Disponible également en librairie et sur le net.
" Disparu en 1999, Bernard Buffet a laissé une œuvre immense. Au cœur de ce travail, un regard permanent et renouvelé sur une région chérie par le peintre : la Bretagne.
Des natures mortes des premières années, aux ports de l’Armorique, sans oublier les coiffes des Bretonnes, c’est tout l’univers découvert dans la prime enfance auquel il est resté fidèle pendant plus d’un demi-siècle. Qui sait que la peinture ultime de l’artiste est un paysage de Bretagne ? Au centre de cette période, Saint-Cast le havre familial, et l’atelier breton.
Pour la première fois, l’historienne de l’art Lydia Harambourg replace ces tableaux bretons dans une plus large perspective de l’œuvre de Bernard Buffet.
"

Secrets d'ateliers
Bernard Buffet


textes de Annabel Buffet et Jean-Claude Lamy
photographies de Luc Fournol et Benjamin Auger



Editions Flammarion
" L'intimité d'un artiste, c'est son travail. Les mystères de l'atelier sont plus difficiles à percer que les secrets de l'alcôve. Les paparazzi n'ont pas accès à ce lieu sacré. D'ailleurs, assister à des affrontements entre le peintre et ses fantasmes ne les intéressent pas. Nul doute qu'ils passent à coté de l'essentiel. Au fil des pages de cet album de la fidélité, Bernard Buffet apparaît comme un homme qui joue franc jeu et dont les inquiétudes éprouvées depuis l'enfance ont enfiévré la palette. Il a pu se tromper, mais il n'a jamais triché. Une sincérité totale se manifeste au grand jour devant nous : l'artiste est entraîné par lui-même, il réinvente le monde. "

Post scriptum

Annabel Buffet

Editions PLON
"La feuille blanche me rassure. Le Lecteur est à mes yeux un ami inconnu dont on n'a pas à subir un jugement intempestif, ni cette fameuse pitiée qui me fait peur ... J'avais un besoin intense de me délivrer d'un chagrin insoutenable. A qui aurais-je pu me confier ? J'étais excédée par des phrases qui se voulaient apaisantes : "Bernard est immortel, il sera toujours vivant à travers son oeuvre, etc." Dans l'absolu, je n'en doute pas ! Mais est-ce qu'on rit avec un tableau ? Est-ce qu'on dort avec un tableau ? Non. On est seule face à un vide insondable. A ce besoin d'exprimer ce chagrin chronique s'est ajouté le désir de parler de Bernard tel que je l'ai connu. Il était si différent de ce que l'on dit de lui."

Bernard Buffet
INSTITUT DE FRANCE
ACADEMIE DES BEAUX-ARTS


Discours de M. Vladimir VELICKOVIC à l'occasion de sa réception
dans la section de peinture en hommage à Bernard BUFFET

... À force de se questionner, les peintres parfois oublient de peindre. À trop s’interroger sur la nécessité de l’art, ils en arrivent à prescrire sa mort. Buffet avait opté pour ce métier douteux, en assumant un risque majeur : celui de refuser tout appareillage théorique.

Ses tableaux n’avaient besoin ni de textes, ni de commentaires, ils se tenaient à l'écart de toute raison sociale comme de toute philosophie. Pour lui, le geste était tout, et ce geste qui signifiait tant n’avait, hors de lui-même, rien à dire. Ce geste, ce trait de première nécessité, n’était d’ailleurs pas sans rappeler l’usage brutal, foudroyant, des mots chez Rimbaud. ... lire la suite


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